Les chaises musicales

 

« Il faut que tout change pour que rien ne change. » Giuseppe Tomasi di Lampedusa, 

 

Les délégations :

Bien évidemment, celles de Meriem Derkaoui – jeunesse, enseignement, restauration scolaire ont été en partie redistribuées. Il manque toutefois la médecine scolaire et le périscolaire. Au moins une reconnaissance de la disparition complète des activités périscolaires gratuites dans cette ville, à l’instar des 15% de villes qui ont fait de même. Activités sinistrées comme l’est la médecine scolaire, qui elle, est de la responsabilité de l’état.

 La jeunesse est désormais dévolue à Fethi Chouder qui abandonne les relations internationales et la coopération décentralisée. Le budget qu’il aura à gérer est sans commune mesure avec celui qu’il avait. Il se voit aussi attribuer la modernisation des services publics. Nous attendons avec impatience les avancées sur ce dernier point.

Sans compter qu’on annonçait des diminutions drastiques dans le secteur des relations internationales. Le fait que notre nouvelle maire ait choisi de garder ces deux délégations va peut-être infléchir la donne et permettre d’avoir un  budget à la hauteur des ambitions de la ville en matière de jumelage.

 Rappelons ceux-ci au nombre de cinq : Boully en Mauritanie, le plus ancien, Beit-Jala en Palestine, Iéna en Allemagne, Valérotonda en Italie et le petit dernier, datant de quatre ans : Bouzeguene en Algérie.

La deuxième délégation, précédemment prise en charge est celle de l’enseignement qui tombe dans l’escarcelle de Sofienne Karoumi qui garde malgré tout celle des Seniors. Souhaitons-lui d’être plus diplomate avec les enseignants et les parents d’élèves qu’il ne l’a été avec les seniors. Il disposera donc des deux bouts de la chaîne : les très jeunes et les plus anciens. De quoi travailler l’intergénérationnel…

Anthony Daguet, le nouveau premier adjoint, récupère la vie associative qui était gérée précédemment par Soizig Nedelec. Curieux : aurait-elle failli en ce domaine ? En revanche,  il perd la voierie et les espaces publics qui seront gérés par Marc Ruer ainsi que les espaces verts qui ne seront apparemment plus pris en charge. Un oubli ?

Jean-Jacques Karman se voit retirer le développement commercial et artisanal qui a priori n’échoit à personne. Une surprise pour celui qui expliquait son retrait de candidature en disant avoir obtenu ce qu’il  voulait. Est-ce à dire que cette majorité ne donne aucune importance à ce domaine. Tout un programme !

Plus d’innovation sociale non plus car cette délégation prise en charge précédemment par Sophie Vally n’apparait plus du tout. Comme d’ailleurs, le funéraire, l’état civil et les élections. Plus de morts, de naissances, de mariages et plus d’élections ? Ou la particularité qu’il y avait de nommer ces services a disparu sous l’étiquette affaires générales.

Kilani Kamala se voit attribuer un nouveau domaine : les relations avec les entreprises. Espérons que les moyens qui lui seront attribués lui permettront de fonctionner sans lui donner envie, comme il l’avait fait savoir, de rendre son tablier.

Jean-François Monino est le grand « perdant » de cette redistribution. Mais nous avions, ici même, souligner le caractère largement exagéré de ses nombreuses délégations précédentes. Il lui reste donc trois domaines principaux : la sécurité et la prévention, le transport et  l’environnement. Il faut se rappeler que c’est un ancien vert. Ces deux dernières délégations permettront peut-être de voir se développer des pistes cyclables sécurisées, respectées et nombreuses et voir accélérer l’arrivée des autolibs. On peut toujours rêver ! Jean-François Monino perd donc six délégations : écologie, développement durable, agenda 21 tout en gardant l’environnement. Faudra qu’on nous explique. Il perd aussi la propreté qui va allonger le nombre important de délégations de Sophie Vally.  Il perd également la tranquillité publique en gardant la sécurité ?  Et l’entretien des bâtiments dont personne ne s’occupe plus ?

Pour la suite des changements de délégation, ce sera…

(A suivre...)