Tout d’abord une surprise. Il nous avait été annoncée la disparition d’un groupe dans la majorité, celui de Fethi Chouder. Tout en  expliquant que chaque groupe, parmi les trois restants, aurait ainsi un représentant conseiller territorial au sein de Plaine Commune EPT.  Sur une question de Benoît Logre, il avait été répondu que cela se répercuterait effectivement sur le nombre de tribunes. Que vaut donc la parole des hommes politiques ? Dans ce même conseil, nous avions vu Jean-Jacques Karman très énervé prédire des sanctions fortes pour les frondeurs. Il semble s’être assagi depuis ou avoir oublié ce propos.

Deux de ces tribunes évoquent logiquement, l’élection de Meriem Derkaoui au poste de maire.

Pour Soizig Nedelec ce sont remerciements pour Pascal Beaudet et félicitations pour Meriem Derkaoui.

Même chose pour Fethi Chouder, qui ce ne sera une surprise pour personne, met l’accent sur l’origine de Meriem Derkaoui. Pour cela, il utilise une nouvelle formule : l’immigration extra-européenne. C’est la première élue de notre ville à en être issue. Bien évidemment, Jacques Salvator l’avait devancé en tant qu’issu de l’immigration mais seulement intra-européenne. Ce qui dans l’échelle de valeurs de Fethi Chouder semble arriver seulement en second.

Pour lui, le nombre de voix recueillies lors du vote, 41 rappelons-le,  montre la capacité de Meriem Derkaoui à fédérer au-delà de sa majorité. Effectivement, elle a obtenu 5 voix parmi l’opposition de gauche. Une autre lecture est peut-être possible et circule d’ailleurs dans les conversations des habitants. Si l’on se réfère aux conseillers qui ont voté pour elle : sa capacité à être originaire de l’immigration extra-européenne, tout comme eux et tout comme Fethi Chouder.

Il faut comprendre ici que « immigration extra-européenne » s’entend au sens restrictif de « Maghreb ».

Du côté des deux autres groupes de la majorité, les sujets dépassent de loin les préoccupations locales. Pas de commentaires sur l’élection de Meriem Derkaoui. Mais de nouvelles occasions de taper sur le gouvernement.

Pour Roland Ceccotti, le sujet est national : l’état d’urgence et sa prolongation ainsi que la déchéance de nationalité pour les auteurs d’actes terroristes,  contre lesquels  il faut lutter.

 Et pour Antoine Wohlgroth, c’est la lutte des Goodyear qui prime.  Deux occasions de tacler le gouvernement qui est accusé dans ce texte d’avoir manipulé  la justice.

 Nous sommes bien loin du rassemblement que certains appellent de leurs vœux.

 

Pour les tribunes de l’opposition,  ce sera donc…

(A suivre...)